Où en est le marché immobilier après une année marquée par la crise sanitaire ?

Fort de l’expérience du premier confinement, les professionnels de l’immobilier se sont adaptés et le bilan de cette année de crise sanitaire n’est pas aussi négatif que prévu. L’envie des Français d’acheter et la possibilité de dématérialiser les opérations ont très certainement beaucoup aidé à ce que le marché immobilier en Haute-Savoie se maintienne malgré la crise.

Du côté des transactions immobilières, le constat est plutôt positif

L'année 2020 a été une bonne année en termes de ventes immobilières avec environ 950 000 transactions réalisées. Le premier confinement du 17 mars au 11 mai a provoqué une chute de près de 75 % du nombre de promesses de vente signées mais durant la seconde quinzaine de mai, il y a eu un effet de rattrapage assez brutal.

En effet, le nombre de promesses a augmenté de 370 % à tel point qu’à la mi-juillet, on enregistrait déjà 15% de transactions en plus que les prévisions.

L’activité a été maintenue lors du deuxième confinement du 30 octobre au 15 décembre car les agents immobiliers, les notaires, les banques, les assureurs et les courtiers s'étaient adaptés.

Dans leur note de conjoncture de janvier, les notaires comptabilisaient déjà plus d’un million de transactions fin novembre sur douze mois glissants, marquant ainsi une baisse de 4% par rapport à novembre 2019.

2019 qui a été une année exceptionnelle et celles de tous les records en immobilier, franchissant pour la première fois la barre du million de ventes.

Pour 2021, il faudra encore attendre quelques semaines afin qu'une première tendance se dessine.

Les prix en hausse en province et une stabilisation à Paris

En France métropolitaine, la hausse des prix des appartements a été de 6,6% et de 6,1% pour les maisons. En 2019, à titre de comparaison, le prix des appartements avait crû de 5,2% et de 2,6% pour les maisons. À Paris, les prix de l'immobilier ancien ont augmenté de 5,4% sur l’année mais le nombre de transactions a chuté en automne et les prix sont désormais en légère décroissance. Cette baisse devrait être de 2,3 % en avril 2021.

Dans la capitale, en 2020, le volume de transactions a reculé de 16% par rapport à 2019. En province, les prix ont crû parfois de façon très importante :

  • Mulhouse : 16,5% à 1 939 € ;
  • Angers : 16,4% à 2 889 € ;
  • Limoges :16,4%, 1 844 € ;
  • Orléans : 16,1%, 2 667 € ;
  • etc.

En 2021, les prix devraient continuer à monter à Rennes, Nantes, Lille ou Strasbourg tandis que certaines villes comme Bordeaux, Nice ou Lyon devraient voir leurs prix stagner.

Le segment de l’immobilier de prestige s'est très bien porté, en particulier à Paris. L’année 2020 aura été quasiment aussi bonne que 2019 pour les ventes supérieures à 3 millions d'euros. Dans ce secteur, les acheteurs français sont désormais à l'origine de 3 ventes sur 4 avec une quasi-disparition des clientèles américaine et chinoise.

Les logements neufs ont subi la crise

Le nombre de logements mis en chantier a reculé de 6,9% pour se fixer à 376 700 l’an dernier (source : ministère de la transition écologique et solidaire).

La crise sanitaire de la Covid-19 et les confinements ont bloqué de nombreux chantiers. De plus, en 2020, le nombre de logements neufs vendus a chuté de près de 25% par rapport à 2019.

L'avenir n’est pas très encourageant car le nombre de permis de construire accordés a diminué de 10,6% entre novembre 2020 et janvier 2021 par rapport aux trois mois précédant le premier confinement, soit de décembre 2019 à février 2020.

Cependant, on espère que cette année le marché immobilier du neuf reprendra des couleurs et rattrapera le retard qui a été pris ces derniers mois.