Immobilier : les prêts sont plus attractifs, mais les durées de remboursement ont augmenté

Les conditions sont désormais plus favorables pour investir dans l’immobilier à Thonon et dans le reste de la France.

En effet, en 2018, la durée moyenne des crédits immobiliers est de vingt ans ; c’est six mois de plus par rapport à 2017.

Mais quelles sont les raisons de cette augmentation de la durée des prêts ? Et quelles sont les leçons à en tirer ?

La raison de l’augmentation de la durée des prêts immobiliers

En dépit de la conjoncture favorable aux crédits immobiliers, la progression des prix dans certaines grandes villes française a obligé les organismes de crédit à proposer des prêts plus longs, et donc plus onéreux.

La baisse des taux, qui est en moyenne de 0,20 % sur les douze derniers mois, permet certes à un nombre plus important de ménages d’accéder à la propriété, mais demeure par dessus tout favorable aux primo-accédants.

Malgré tout, il semblerait que le type d’emprunteur soit resté exactement le même que lors des années précédentes. Effectivement, ce sont majoritairement les couples âgés de 37 ans qui perçoivent des revenus mensuels supérieurs ou égaux à 47 400 € et qui disposent d’un apport approximatif de 29 500 € qui sont aujourd’hui ciblés par les offres de prêt des banques.

D’ailleurs, au vu de leurs situation et revenus, de tels ménages peuvent emprunter en moyenne 153 600 € pour un bien de 98 mètres carrés.

La capacité d’emprunt est plus grande dans les zones tendues

En 2018, les conditions d’emprunt étaient très variables selon les villes. Au-delà des disparités qui existent entre la région parisienne et le reste de l’Hexagone en matière de prêts immobiliers, on constate que les montants empruntés sont plus importants dans les zones où le nombre de demandes de prêts est en augmentation. Il faut dire que les organismes de crédit se livrent une guerre sans merci, raison pour laquelle ils sont contraints de renouveler leurs offres régulièrement.

Pour vous donner une idée, en 2018, pour un salaire net de 1 500 €, on peut emprunter 98 000 € au Mans, 103 000 € à Rennes, 109 000 € à Bordeaux, 111 000 € à Toulouse et 113 000 € dans la région parisienne. On remarquera par conséquent que la capacité d’emprunt est plus élevée dans les villes les plus en tension. Autre paradoxe : l’apport personnel ne semble plus constituer un pré-requis.

Malgré tout, un tel apport demeure étroitement lié aux conditions de financement que les banques sont prêtes à accorder, ainsi qu’à leur politique commerciale. À titre d’exemple, en Île-de-France, l’apport personnel équivaut à environ 20 % du projet immobilier total. Dans le reste de l’Hexagone, il ne pèse qu’à hauteur de 16 % dans l’ensemble du projet immobilier.

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